Créations en Cours…Dièse et Bémol…

Dièse et Bémol.

Projet pour Instruments vétustes et inutilisables.

 

 

 

 

 

 

Prémisses de l’Histoire.

Dans un futur proche,

Un 14 Juillet, des artificiers se sont trompés dans leurs formules,

un feu d’artifice a transformé la terre en lambeaux,

les humains se sont réfugiés dans des sous-sols,

les animaux se sont terrés dans des grottes,

le vent n’ose plus souffler dans les arbres,

l’océan s’est totalement immobilisé,

plus un son, plus un bruit,

ni froufrou, ni murmure,

la terre est devenue muette.

Dièse et bémol, 2 frères enfermés depuis des mois dans leur sous-sol, osent enfin remonter à la surface.

Ils découvrent un paysage délabré

……dans un silence assourdissant.

Ils explorent leur village. Sur le kiosque du village, ils tombent sur les ruines abandonnées de la fanfare municipale.

Plusieurs instruments démolis, chancelants et fatigués s’entremêlent.

En manque de flonflons, ils décident de leur donner une seconde vie.

Idées générales en désordre.

L’Idée du spectacle est à la fois questionner  le rapport musique/nouvelles technologies (le faire et comprendre) et questionner notre environnement  sonore qui se transforme à une vitesse exponentielle….

La nouvelle musique créée par bémol et dièse permettra aux sons environnants ( biophoniques et géophonique) de reprendre vie. La première musique créée par l’homme était  une inspiration des sons de la nature, des oiseaux, de la pluie, du tonnerre…. ici c’est l’inverse, dièse et bémol seront les instigateurs de l’univers sonore du  monde post-artifice, ils ont tout à créer,  quoi recréer ? Quoi changer ? Quoi inventer ? (parallèle avec l’anthropocène).

Qu’elles sont les sons qui nous sont chers ?

Que veut-on garder ?

le son comme mémoire, Comment recréer Une voix, une ambiance, une fête, une absence, un objet, une situation …?

Dièse et Bémol devront se mettre d’accord sur ce nouvel espace sonore, 

Nous désirons axer le spectacle sur l’écoute des sons invisibles, les sons qu’on ne prend pas le temps d’écouter.

A partir d’ « un bruit », d’un objet sonore, comment l’isoler, le transformer, l’assembler, 

afin de le rendre musical!

On peut peut-être s’inspirer à des moments de textes  de Russolo, Schaeffer, Bernie Crause  

Une notion du début 20ème avec le manifeste l’art des bruits

« Russolo y soutient l’idée que l’oreille humaine s’est familiarisée avec la vitesse, l’énergie et le bruit de l’environnement sonore urbain et industriel, et que cette nouvelle palette sonore nécessite une approche renouvelée des instruments et de la composition musicale. Il expose un certain nombre de conclusions dans lesquelles il décrit la manière dont l’électronique et d’autres technologies permettront aux musiciens futuristes de « substituer le nombre limité de sons que possède l’orchestre aujourd’hui par l’infinie variété de sons contenue dans les bruits, reproduits à l’aide de mécanismes appropriés ». 

L’Orchestre d’instruments abandonnés, problématique du faire et du comprendre.

S’affranchir des nouvelles technologies pour mieux les appréhender.

Recherche de nouveaux timbres acoustiques, un nouveau geste musical, dépasser le geste humain par l’intelligence de la machine.

On s’inspirerait du lexique musical pour faire renaître plusieurs aspects de la musique :

tempo, rythme, harmonie, mélodie,volume, accord, crescendo, diminuendo, frapper, gratter, frotter, staccato, rubato….

Tout en restant dans un registre assez expérimental au niveau création des sons , il pourrait il y avoir un aspect un peu pédagogique sur le vocabulaire de la musique. On peut dialoguer en tentant de nous souvenirs ce qu’était par exemple le rubato, et faire en sorte qu’une installation puisse recréer cet effet.

Peu à peu on superpose les sons, les bruits, jusqu’à recréer une sorte de symphonie bizarre aux sons distordus…

D’un point de vue technique et scénographique nous imaginons nous resservir des instruments abandonnés en détournant leur usage premier et en installant des objets et mécanismes électronique, électrique voire électroménager pour produire des sons. Nous aurons recours, avec l’aide du Fablab de Caen (le Dôme) a des technologies de type Arduino, contrôleurs MIDI, petits moteurs…

Des choses qui nous inspirent.

Installation de Pedro Reyes avec des armes qui font des sons :

Installation de Martin Messier avec des machine à coudre qui forment un orchestre :

Spectacle de lampes de Matyas Wettl :

https://youtu.be/p335p60Lkxc

Le travail de Pascal Comelade :

Ex Machina de Mathieu Dessailly et David Chalmin :

http://www.davidchalmin.com/anima-ex-musica.html